Les plans de « gains d’efficacité » de la CISR aggraveront une situation déjà mauvaise

Avril 7, 2026 | Par Matthew Brett

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Nous nous opposons aux éventuelles suppressions d’emplois qui pourraient être imposées à la Commission de l’immigration et​du statut de réfugié (CISR) dès ce mois-ci, car elles aggraveront une situation déjà mauvaise.

Le système de l’immigration et du droit d’asile au Canada a atteint un point de rupture.

Des suppressions d’emplois historiques à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada causent des arriérés records, qui ont des répercussions directes sur le défèrement des demandes d’immigration et du statut de réfugié à la CISR.

Le gouvernement fédéral continue également de prendre des mesures répressives à l’égard de l’immigration, qui ont un impact réel sur les gens, les familles et nos membres à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié.

Les arriérés importants à la CISR ne se limitent pas au nombre de cas – cela prolonge les délais d’attente pour les personnes réfugiées confrontées à une anxiété douloureuse et à de l’incertitude quant à leur avenir.

Malgré une charge de travail élevée et des arriérés importants, la CISR cherche à réaliser des gains d’efficacité dans le cadre de son « plan de réalignement et de réaffectation ».

Nous tenons à rendre les choses très claires pour la ministre de l’Immigration, la présidente de la CISR et la direction de la CISR : la meilleure manière d’accroître l’efficacité est d’investir dans les travailleuses et travailleurs qui assurent ces services. Nos membres – et les personnes qui bénéficient de leurs services – ont besoin d’un investissement, et non de « gains d’efficacité ».

Nous avons lancé des avertissements à maintes reprises quant à la charge de travail élevée à la CISR, au recours excessif aux heures supplémentaires et aux répercussions de cette charge de travail sur le bien-être des employé·e·s. Les répercussions dans les tribunaux et dans le système judiciaire sont également réelles. Il est à noter que nos membres au sein de la Section de la protection des réfugiés traitent des cas très sensibles et, dans ce contexte, la charge de travail est insoutenable.

Nos membres essaient de fonctionner dans un monde soumis au danger et aux conflits, aux suppressions d’emplois et à des arriérés records, et le fait de réaliser des « gains d’efficacité » dans ce contexte constitue donc une insulte.

Nos membres – et les personnes qui bénéficient de leurs services – méritent un soutien et des ressources solides.

Nous vous encourageons à vous joindre à notre campagne pour exiger qu’il n’y ait pas de suppressions d’emplois à la CISR.

Le gouvernement devrait investir dans ces programmes et dans nos membres, quand cela compte le plus.