La journée internationale des femmes : à la fois une célébration et un appel à l’action
Mars 6, 2026 | Par Matthew Brett
Les femmes constituent la majorité de l’effectif de la fonction publique fédérale. Elles fournissent chaque jour des services essentiels aux Canadiennes et aux Canadiens, tout en assumant souvent la plupart des tâches liées aux soins, au soutien émotionnel et aux responsabilités domestiques dans leur vie personnelle.
Pourtant, la réalité à laquelle sont confrontées les travailleuses aujourd’hui nous rappelle que les progrès vers l’équité ne sont jamais garantis.
Les fonctionnaires fédéraux-ale-s vivent actuellement une période difficile. Les négociations sont toujours dans l’impasse. Ils-elles continuent de subir les conséquences de mesures strictes de retour au bureau, qui ne tiennent pas compte des réalités du travail moderne et ont un impact disproportionné sur les femmes, en particulier celles qui doivent trouver l’équilibre avec leurs responsabilités familiales.
Parallèlement, les mesures de réaménagement des effectifs dans tous les ministères ont créé un climat d’incertitude pour des milliers d’employé-e-s. Cela touche de manière disproportionnée les femmes, en particulier celles qui sont en quête d’équité et sont plus susceptibles d’occuper des postes de débutantes et de première ligne dans la fonction publique.
Ces décisions sont de nature sexiste.
Lorsque des emplois sont supprimés et qu’on n’offre plus aucune flexibilité, ce sont souvent les femmes qui en subissent le plus les conséquences. Elles sont surreprésentées dans les postes de première ligne et administratifs peu rémunérés, qui sont particulièrement touchés lors des suppressions d’emplois.
Les répercussions des décisions prises sur le lieu de travail touchent généralement le plus durement les personnes qui vivent à la croisée de multiples formes d’inégalité, à savoir les femmes autochtones, les femmes racisées, les femmes handicapées, les femmes membres de la communauté 2ELGBTQIA+ et les personnes diversifiées sur le plan du genre. L’intersectionnalité nous rappelle que le travail en matière d’équité doit être centré sur ces expériences, et veiller à ce que les idées des personnes les plus touchées soient prises en compte pour l’élaboration des solutions.
C’est pourquoi les syndicats sont importants.
Au sein du SEIC, les femmes ont supervisé les efforts visant à mieux sensibiliser les gens, à renforcer la solidarité et à améliorer le soutien aux membres, grâce à des initiatives comme la formation sur la violence conjugale offerte par le Congrès du travail du Canada afin de mieux soutenir les membres victimes de violence fondée sur le genre.
Nous avons également travaillé à la création d’espaces voués à l’établissement de liens et la communauté. Récemment, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, le Comité national pour la condition féminine a organisé un événement virtuel consacré à la peinture autochtone; des membres de tout le pays se sont réunies pour réfléchir, créer et célébrer le leadership des femmes qui s’exprime à travers l’art et l’expression collective.
La Journée internationale des femmes nous rappelle que les femmes ont toujours été à l’avant-garde du mouvement syndical, en s’organisant, en luttant contre l’injustice et en poussant nos syndicats et nos employeurs à être plus équitables, plus inclusifs et plus à l’écoute des réalités auxquelles les travailleuses sont confrontées.
Tandis que nous célébrons cette journée, nous nous engageons à continuer de travailler en ce sens.
Nous continuerons à militer pour des lieux de travail sûrs, des conventions collectives équitables, des politiques justes et une fonction publique qui respecte les réalités de la vie des travailleuses et travailleurs.
Lorsque les femmes sont soutenues, lorsqu’elles occupent des postes de direction et lorsqu’elles font entendre leur voix, notre syndicat et nos lieux de travail n’en sont que plus forts, pour le bien de toutes et de tous.