Le syndicat lance la campagne « Quand cela compte le plus » pour protéger les services publics dont dépendent les Canadiens et les nouveaux arrivants
Février 24, 2026 | Par Matthew Brett
Communiqué de presse – Le Syndicat de l’Emploi et de l’Immigration du Canada (SEIC) a lancé « Quand cela compte le plus », une campagne nationale s’opposant aux réductions de personnel à Emploi et Développement social Canada (EDSC), à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR), tout en réclamant un service public qui reste équitable, humain et accessible à tous.
« Chaque jour, des millions de personnes au Canada dépendent de services publics qui passent inaperçus, mais dont elles ne peuvent se passer, a déclaré Rubina Boucher, présidente nationale du SEIC. Au lieu de renforcer ces services essentiels, le gouvernement fédéral procède à des réductions imprudentes de personnel. Ces réductions visent les personnes qui soutiennent les entreprises touchées par les tarifs douaniers, aident les nouveaux arrivants et les réfugiés, répondent aux appels concernant l’assurance-emploi, la Sécurité de la vieillesse, le Régime de pensions du Canada et les prestations d’invalidité, et servent le public dans les bureaux de Service Canada. »
Le SEIC indique que lorsque les services publics sont réduits, la pression sur la prestation des services augmente. Pour les travailleurs de première ligne, notamment dans les centres d’appels, les guichets de Service Canada et les centres de traitement, le système est poussé à ses limites. Il en résulte des temps d’attente plus longs, des retards croissants et des personnes laissées dans l’incertitude alors qu’elles sont les plus vulnérables.
« Ces coupes sombres dans les services publics qui fournissent un soutien essentiel ne génèrent pas de gains en efficacité, mais plutôt des difficultés, a déclaré Sharon DeSousa, présidente nationale de l’AFPC. Lorsque le personnel est réduit à EDSC, à IRCC et à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié, ce sont les Canadiens qui en paient le prix par des retards dans le versement des prestations, des dossiers d’immigration bloqués et des délais d’attente plus longs pour obtenir l’aide dont ils dépendent. »
La campagne met également en évidence le « fossé de l’automatisation » qui se creuse à mesure que les effectifs diminuent et que le gouvernement se tourne de plus en plus vers l’intelligence artificielle pour remplacer la prise de décision humaine. Le SEIC demande que la technologie vienne en aide aux travailleurs, et non qu’elle les remplace, en particulier dans les cas sensibles où le jugement humain est irremplaçable.
Dans le cadre de la campagne « Quand cela compte le plus », le SEIC demande au gouvernement fédéral :
- de mettre fin aux coupes budgétaires à EDSC, IRCC et à la CISR
- de privilégier le jugement humain plutôt que l’IA
- de réduire les retards en investissant suffisamment dans les capacités
- d’investir dans les services et les travailleurs qui les fournissent
« La force du Canada repose sur la force de sa fonction publique, a déclaré Mme Boucher. Réduire les effectifs derrière ces programmes ne génère pas une plus grande efficacité, mais crée plutôt un système qui échoue précisément au moment où on en a le plus besoin. »
Le SEIC organise également un webinaire public national le 3 mars avec le Centre canadien de politiques alternatives afin de présenter les résultats d’une nouvelle étude sur les répercussions de ces coupes budgétaires.
Les Canadiens peuvent en savoir plus et se joindre à la campagne à l’adresse suivante :
onlefaitpourvous/quandcelacompteleplus