Le retour au bureau à raison de quatre jours par semaine est la dernière insulte dans un contexte de désarroi et de mécontentement

Février 6, 2026 | Par Ailish Morgan Welden

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Nous sommes furieux-euses d’apprendre que le gouvernement fédéral a l’intention d’exiger que l’ensemble des travailleur-euse-s de la fonction publique fédérale se rendent au bureau à raison de quatre jours par semaine à compter du 6 juillet 2026, tandis que les cadres devront être présent-e-s sur place cinq jours par semaine à compter du 4 mai 2026.

Ce n’est que la dernière d’une série de mesures perturbatrices appliquées par un gouvernement fédéral qui a créé un climat de confusion, de désarroi et de mécontentement.

Les libéraux de Carney sabrent dans les emplois dans l’ensemble des ministères fédéraux et coupent dans les dépenses de programmes dans le cadre d’un « sprint » d’examen des dépenses.

Personne d’entre nous, y compris le directeur parlementaire du budget par intérim, n’obtient de renseignements concernant les programmes touchés.

Cela se produit dans un contexte de perturbations économiques et politiques généralisées alors que nous avons besoin de stabilité, et non de chaos dans la fonction publique.

Au lieu de cela, les travailleur-euse-s de la fonction publique fédérale – nos membres – ne savent pas ce qui se passe d’une journée à l’autre.

Des dizaines de milliers de travailleur-euse-s de la fonction publique vivent dans l’incertitude quant à l’avenir de leur carrière.

Ces importantes suppressions d’emplois et réductions des dépenses de programmes ont de graves répercussions sur l’économie canadienne et sur les services dont dépendent les gens.

Des changements structurels importants sont imposés dans l’ensemble des ministères, sans consultation.  Des entreprises privées récoltent les bénéfices de cette frénésie de « modernisation » au milieu de dépassements de coûts aux frais des contribuables, pendant que les libéraux de Carney proposent l’intelligence artificielle comme un remède miracle.

Nous tenons à préciser les choses : la touche humaine ne peut pas être remplacée. Nos membres parlent directement avec les gens de leurs pensions, de leurs prestations familiales et des mesures de soutien tarifaire lorsqu’ils et elles en ont le plus besoin. Les gens veulent s’adresser à des personnes humaines pour obtenir de l’aide.

Comme si tout cela ne suffisait pas, le gouvernement impose maintenant un retour au bureau à raison de quatre jours par semaine sans aucune preuve d’avantages sur le plan de la productivité, créant une certitude absolue concernant une insatisfaction accrue chez les travailleur-euse-s de la fonction publique.

Nous appuyons fermement l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) dans son recours juridique contre les changements apportés au mandat de présence au bureau.

Nous appelons les autres éléments et syndicats membres de l’AFPC à travailler à un projet d’action politique collective. L’union fait la force, et il est temps d’agir.

Nous lançons également un appel aux membres des syndicats. Un syndicat n’est fort que grâce à ses membres. Nous comptons sur votre participation active aux actions et événements syndicaux.

Nous allons effectivement nous battre. Rien n’est exclu.